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jacques hadida

POURQUOI J'AIME ÉCRIRE

Et voila qu'autour de moi ces jours-ci, on me demande pourquoi j'écris tant. Je trouve la question sympathique car elle semble toucher une fibre particulière qui a à voir avec ma première éducation. A savoir mes cinq ans à l'Ecole Normale Hébraïque (ENH) de 1959 à 1964 quand j'avais entre 15 et 19 ans.

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Ce qui me reste de cette école, ce sont des principes qui ont évolué avec moi toutes ces années. Deux d'entre eux sont les plus remarquables. Le respect et l'humilité. J'ai donc appris et effectué le cinquième des dix commandements, savoir: Respecte ton père et ta mère, combien même je ne savais pas qu'il y avait une récompense, soit, l'allongement de tes jours. Et j'ai été plus loin, respectant tout le monde. Un autre passage trouvé dans le traité des Principes, nous recommande que si on dit ou on écrit une chose qui n'est pas de nous, il faut donner le crédit à son auteur. C'est pourquoi dans tous mes écrits, je respecte cet ordre. Toute une leçon d'humilité qui m'empêche d' être vaniteux. Et voila qu'aujourd'hui, exactement 56 ans plus tard, je pense à mon école et reste fier d'elle et de ce qu'elle a apporté à ma vie. Elle a fait de moi un prof et je continue dire que je suis ce prof qui n'a jamais enseigné. Et pourtant j'ai passé une grande partie de ma vie dans la vente, et chaque jour, on me prenait pour un prof, tellement j'expliquais bien mon produit.

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Je n'en reviens pas du privilège que me donne la langue française. Elle est certes compliquée pour plusieurs, nait tellement riche et belle que je la savoure à pleine plume. Oui, je lis beaucoup et cela ne fait que m'enrichir de nouveaux mots, nouvelles expressions, différentes tournures de phrases et encore. J'ai préféré "et encore" à "etc..". Est-ce pour être différent? Peut- être! Durant cette période de Coronavirus, j'ai beaucoup écrit sur mille et un sujets. Très vaniteux de dire mille et un quand au fond, il y avait presque vingt cinq. Mais l'expression est ainsi. Devrai-je les citer ici? Si je le faisais cela ajoutera à la vanité, qui d'ailleurs a été un de ces sujets. Nous y reviendrons. Ma réponse immediate est: pour partager avec autrui ce qui me semble être bon pour que l'autre en profite. Ma récompense se résumera à l'appréciation de l'autre si ce dernier a trouvé dans mes mots, un moment de répit, une pause, une trêve. J'avoue que lorsqu'on m'appelle pour me dire qu'on a apprécié mes propos, cela me donne plaisir et fierté.

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Pourquoi j'écris?

Mais encore, je risque de tomber dans le panneau que j'essaie d'éviter, celui de la vanité. Dois-je considérer que tout écrivain vit cette situation? Si c'est le cas, alors dans mon cas, je n'ai pas à m'en faire, vu que je ne suis pas écrivain. Un jour peut- être, et me voila encore vaniteux! Disons que j'écris pour me faire plaisir, pour me relire et retrouver les sensations que j'ai eu en pensant et écrivant mes réflexions, car il ne s'agit que de cela. Le reflet d'une pensée, d'une image. Cela devient un recueillement, un refléchissement, une prise de compte. J'ai écrit plusieurs scénarios, des films dans ma tête, qui sont là sans jamais leur trouver une fin. Je prétends que certains sujets sont bons et que s'ils étaient lus par un spécialiste, peut- être que celui-ci saura quoi en faire. Voici quelques titres: On a volé Mona Lisa, L'héritière, The Mexican Necklace. Il y a même quelques poèmes, que personne n'a lu. Et qui sait s'il il y aura encore plus !