JE PENSE, MAIS QUI SUIS-JE? Ou dois-je dire plutôt QUE SUIS-JE?

descartes
Toute notre vie, nous avons été fasciné par la fameuse parole de Descartes: COGITO ERGO SUM ´JE PENSE DONC JE SUIS', nous donnant la preuve de l'existence de Dieu et nous introduisant dans un monde où nous nous croyons invincible.

Je vais m'attacher au premier verbe de la question. Penser.
Et dire qu'il s'agit de concevoir (par le travail de l'esprit, la réflexion, l'intelligence) des idées, des opinons, des notions intellectuelles. Ma réflexion est de savoir si tout le monde fait cet exercice mental quand il pense.

Savons-nous que notre humanisme est véhiculé par la pensée? Cette pensée qui donne au monde son existence. Nous nous devons d'agir en homme ce pensée. Cette faculté est donnée à chacun, elle devient une tradition, disons un héritage que nous passons de génération en génération et ainsi s'enrichit et s'approfondit.

Et maintenant que le premier verbe a été expliqué, nous sommes-nous posé la question? Qui sommes-nous? D'où venons-nous? Et où allons-nous?
Je crois avoir trouvé la réponse à laquelle presque personne ne pense.

Nous venons d'une kipa (Tippa Serouha), c' est à dire, d'une goutte avariée, rien d'autre qu'un sperme ranci, pourri, corrompu, sale, mauvais.

Arrêtons-nous et réfléchissons un peu. N'est-il pas vrai que là est notre origine. Et où allons-nous? Six pieds sous terre pour être dévoré par des verres de terre et redevenir cette particule originale.

Et pourtant Job a dit: qu'est-ce que l'homme que tu as fait tant  de lui? Et que tu portes toute ton attention sur lui? Et je pose la question est-il si important? Et si c'est le cas ne devrait-il pas être libre de toute punition? Ceci est le raisonnement de Job. Dois-je en faire de même?.

De même pour le Roi David qui voit cela diff?remment. Il rappelle à Dieu qu'il a fait l'homme moins divin mais lui a donné quand même gloire et majest?. Dieu lui octroie la capacité de grandeur même s'il ne la m?rite pas.

Nous passons donc notre vie sans savoir d'où nous venons et où nous allons, nous croyant des surhommes pouvant accomplir les miracles que Dieu n'a pas pensé nous octroyer.

 

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Si nous pensions différemment, peut- être respecterions nous notre prochain, peut- être que nous nous mettrons a sa place lorsqu'il traverse de malheureux moments. Que nous faut-il pour changer, pour devenir meilleur? Pour être ce que le monde attend de nous. Et je suis persuadé que nous nous sentirons beaucoup mieux de savoir que nous participons à une évolution digne de nous.

Or, cette évolution signifie aussi un dégagement. Il nous faut apprendre à nous libérer de nos vieilles idées, nos vieux procédés. Le monde a changé et nous aussi devons changer. il nous faut penser différemment . C'est exactement ce que je m'efforce de faire et d'inciter les autres autour de moi de se joindre à cette nouvelle aventure.

Qui suis-je?
Rien! Presque rien, lorsque je vois que je ne peux influencer le cours de l'histoire. Personne ne m'écoute, et si l'on m'écoute, on ne me comprend pas.
Et pourtant, je parle la même langue .
Faux! De nos jours, on parle autrement, d'ailleurs, on ne parle plus, on tape sur une petite boîte. Les ordres, les recommandations, les souhaits, ne se font plus verbalement. Et la nouvelle génération accepte sans rien dire.

Que suis-je?
Je ne suis même plus un maillon de cette vieille chaîne. La chaîne a disparu pour céder sa place à d'autres moyens de communiquer, de raisonner, d'enguirlander. Le pouvoir, cette force que chacun veut s'accaparer n'est plus le même. Et si ce pouvoir est si important, parfois il faut apprendre à le quitter.
Je crois que nous ne connaissons pas son étendue et c'est pourquoi on insiste après avoir échoué.

 

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Si j'avais à choisir entre le pouvoir et le plaisir, je n'hésiterai pas.
On met aujourd'hui à notre disposition tout un attirail d'outils, pour supposément mieux gouverner et nous ne réussissons pas à résoudre nos problèmes. Nous croyons tous avoir des causes justes, nous nous armons d'humilité et de restrictions pour produire une certaine sécurité et qu'en est-ilà

Le pouvoir a toujours été cette capacité d'affecter les autres pour obtenir les résultats voulus grâce à la persuasion, à la coercition, le bâton et la carotte. Et que devient notre âme qui perçoit ces manifestations d'un pouvoir intrinsèque?
Or, de nos jours, vivre sans privautés, avec un maigre salaire et de longues heures de travail, cela prouve-t-il combien le pouvoir est merveilleux?

Que suis-je donc? Un homme sans pouvoir mais qui préfère la signification, la signifiance, le bon sens et la bonne notion des choses. Tout cela plutôt que le pouvoir. Il est un fait que le bon sens existait au XVIII eme siècle lorsqu'on a saisi l'évidence de la souffrance humaine, les demandes flagrantes de la nature humaine, on a alors agi dans le monde avec un bain de purification morale. (ces mots sont d'Alfred North Whitehead)

Et pour finir, Je viens de lire un article à l'effet que nous nous souvenons constamment que nous sommes incroyablement minuscules: c'est comme si nous pouvions nous regarder d'en haut et voir ces petites molécules de notre insignifiant rebondissement