CHANTS D'OISEAUX.

Je suis assis dans mon jardin et j'ai un malin plaisir d'écouter les oiseaux chanter. Car au fait, leurs sifflements si différents les uns des autres ne sont que la manifestation de leurs désirs, de leurs besoins, de leurs soucis, de leur souhait de communiquer.

Nous, humains, avons notre langage, eux, les animaux ont le leur, et pour les oiseaux, ce sont ces merveilleux sons que nous n'entendons que si on s'arrête pour écouter.

A un moment donné, c'est le calme. Ils se sont tous donnés le mot d'arrêter de chanter. Et moi, je ressens tout à coup la solitude. Où êtes-vous chers oiseaux? Revenez vite et gâtez-moi de vos cris, de vos bruits si jolis, si gentils.

Oui, vous les répétez régulièrement comme pour ne dire: nous te comprenons. Voila que je chante pour toi une sérénade. C'est ma façon de communiquer, non seulement avec mes semblables mais aussi avec les humains.

Oui, je comprends, les sons sont différents, provenant de différents oiseaux, petits et grands. Je ne vous vois pas car vous êtes nichés dans ces arbres autour de moi mais je suis sûr que vous me voyez, me lançant tous vos messages que j'ai de la difficulté à comprendre.Et dire, que le Roi Salomon, lui, pouvait communiquer avec les oiseaux, du moins c'est ce que j'ai appris. Le chanceux ! Se peut-il que la sagesse viendrait de ce rapport homme-oiseaux? J'aimerai tant croire ça!

J'écris tous ces mots avec crayon sur papier avec l'espoir de retaper tout cela sur mon IPad, espérant être capable de relire ces pattes de mouche.
Et moi qui suis sorti m'asseoir dans mon jardin un livre à la main pour lire calmement, je me trouve à écrire. Drôle d'occupation, mais pourtant une qui me plait beaucoup.

Les voila de nouveau revenus. Et le tintamarre reprend et j'en suis très content.
Je souhaite qu'il n'arrête pas. Un d'entre eux est différent. Il répète sa musique avec une cadence régulière, presqu'automatique.

Que se passe-t-ilà Sont-elles si brillantes ces créatures? Oui, je les envie. Elles ont l'air si heureuses.

Et moi, ici, tout seul! Oh comme j'aurais aimé leur parler, partager avec elles mes pensées, leur demander le secret de leur bien- être. Tiens! En voila un qui sort de son palmier. Il fait un saut et retourne aussitôt dans son coin. Comme pour me dire: Tu m'entends, n'est-ce pas? Eh bien je suis là, viens me chercher si tu peux. Navré, je ne peux pas. Tu es au haut de ce palmier de plus de trente mètres de haut et même si je pouvais le grimper, le temps d'arriver au sommet, tu serais parti. Alors, je reste où je suis et t'écoute. Oui, je t'écoute avec amour.

Bon, il semble que toi et tes copains avaient décidé de vous calmer, donc à mon tour de me lever pour taper ces quelques mots et peut- être les partager avec d'autres.