LE MOT DANS LE MONDE ARABE
En Anglais

PREFACE
C'est suite à la lecture du livre de Raphael Patai, l'Esprit Arabe, que l'idée m'est venue d'écrire ce texte.

Mon intention est de montrer comment le mot utilisé dans la langue arabe par les Arabes a tendance à être exagéré puis devient un mensonge.

Connu des Bédouins, qui ont un mode de vie fort distinct, le mot appelé Asabiyya
implique une loyauté hors limite et inconditionnelle envers les membres de la tribu.

Au cours de plusieurs , beaucoup a été écrit à propos des Grecs et des
Romains, des colonies françaises et britanniques, du Christianisme et du Juda?sme, au point ou j'ai pensé que les Arabes n'ont pas eu une assez grande part de divulgation.

Si je devais ajouter une raison un peu plus satirique, alors je dirais comme Karl von Klausewitz, le théoricien Allemand en science militaire qu'il est toujours mieux de savoir plus sur vos ennemis.

Ce texte ne viendra pas résoudre ce problème, il aidera peut- être à mieux comprendre la culture, le comportement, le rationnel derrière le monde Arabe.

LA CULTURE ARABE

La majorité des arabes vous diront que la langue arabe est la plus belle de toutes.
Voici donc un témoignage d'un philologue du XIIIiem siècle,
Al Talibi, tel que rapporté par Bernard Lewis dans les 'Racines Historiques du Nationalisme Arabe'.
C'est comme suit :
''Quiconque aime le prophète aime les Arabes, et quiconque aime les Arabes aime la langue arabe dans laquelle le meilleur des livres a été révélé?celui que Dieu a guidé vers l'Islam? croit que Mahomet est le meilleur des prophètes?que les Arabes sont le meilleur monde?et que l'arabe est la meilleure des langues.''
Al Ta'alibi, Figh el Lugha, 'Le Caire 1284 cité par A.A.Al-Duri
Les Racines Historiques du Nationalisme Arabe, Beyrouth 1960
Quotté par Bernard Lewis, Le Moyen Orient et l'Ouest 1965

Donc, de l'amour du prophète, on passe à l'amour des Arabes, ensuite à l'amour de la langue arabe. Le tout suivi du meilleur des livres au meilleur des prophètes, aux meilleurs gens du monde et à la meilleure langue. Un peu trop, n'est-ce-pas?
Ce qui me rappelle un trait arabe très particulier : l'exagération (mubalagha) qui est d'ailleurs un fait bien accepté dans la vie.

DES MOTS, NON DES ACTIONS

Il existe un fait difficile à disputer : la langue arabe est très musicale et l'éloquence de ses interlocuteurs est éclatante et claire. Voici ce qu'un expert Arabe, Edward Attyah, a dit à propos du rapport des Arabes et de leur langue :
''C'est une caractéristique de l'esprit arabe d' être plus influencé par les mots que par les idées, et plus par les idées que par les faits'' Edward Attyah, Les Arabes, 1955

Les faits deviennent donc quelque chose à quoi les Arabes ne prètent pas attention. Ils expriment leurs idées en mots, rien de plus. Cela me rappelle Seneque qui a dit a propos des ma êtres qui ont l'air mais qui n'ont pas la chanson : ''Ils convertissent l'amour de la sagesse pour celui des mots''.

Ils font des promesses mais il n'est pas nécessaire de les mettre en pratique. Ils aiment tellement leur langue que l'utilisation de mots est suffisante. Ils se convainquent de ce qu'ils disent alors que les autres attendent l'action. Nous vivons ceci au jour le jour et tant que les gens ne comprennent pas que c'est la manière d'agir des Arabes, rien ne s'améliorera.

Voici un vif exemple. Le 9 ao?t 2002, MEMRI a eu une entrevue à Londres avec le chef de la Cour islamique religieuse
Le Sheikh Omar Bakri et voici comment il conclut :
''Tant que mes mots ne deviennent pas actions, ils ne font aucun mal'' En d'autres termes, il confirme que nous n'avons pas besoin d'actions.

Un autre exemple :
Une caricature dans le New York Times du 18 ao?t 2002, reproduite du National Post de Toronto montrant Sadam Hussein avec quatre de ses hommes disant : ''Le temps pour la rhétorique vide est finie et le temps pour les menaces creuses vient de commencer'. Je commence à me demander si quelques personnes ont fini par comprendre de quoi il retourne.

L'?XAGG?RATION

En arabe, vous ne dites pas 'bonjour' mais plutôt 'Que votre journée soit prospère'. Vous ne dites pas 'merci' mais plutôt
'Que Dieu augmente votre bien- être'. Et ainsi de suite.
Entre eux, les Arabes savourent la rhétorique qui est une caractéristique très importante de la personnalité arabe du point de vue mode, manière et forme.

Il est temps pour nous d'apprendre que les menaces arabes sont le plus souvent vides. Au fait, la coutume arabe d'essayer d'intimider un adversaire par des menaces verbales est un trait dominant de la personnalité arabe au point qu'elle imprègne leur identité. Ces menaces ne seront jamais traduites en actions. Ce ne sont qu'une vari été d'une grande catégorie de la substitution de mots pour actes. La formulation verbale d'une intention ou d'une demande non suivie d 'action est la norme.

Il y a plusieurs exemples classiques de substitutions de mots pour actions. Le Premier Ministre Qasim d'Irak, en 1961 voulait réclamer le Kowe?t comme faisant partie de la province irakienne Basra. Tout ce que Qasim a fait était d'énoncer son intention de faire une telle déclaration, et que tout le monde savait que cela ne resterait que des mots, étant donné que le cheikh du Kowe?t n'avait aucune intention de làcher son indépendance supportée par les Britanniques .

Pour sécuriser les défenses jordaniennes contre Isralë, le roi Hussein a accepté une déclaration verbale/écrite par Nasser.
La signature h?tive de ce document a été considérée comme l'équivalent d'avoir ''réussi à organiser la défense de la Jordanie''. En réalité, le pacte de défense Egypto - Jordanien n'a résulté en aucune aide égyptienne envers la Jordanie.

E.Souhby qui a écrit un essai sur l'influence de la langue arabe sur la psychologie des Arabes, est arrivé à la conclusion qu'il y a une différence entre l'approche arabe envers l'action et la réalité. La langue elle-même tend à apporter un ''déplacement d'images perpétuelles par des images linguistiques, lesquelles pour des raisons pratiques, sont traitées comme si elles étaient la chose réelle et non une simple représentation . Il a aussi noté
une ''confusion entre les mots et les choses qu'ils représentent'
E.Souhby, L'Influence de Langue Arabe sur la Psychologie des Arabes- Le Journal du Moyen-Orient, 1951.

En conclusion, la déclaration verbale d'une menace ou d'une intention atteint une telle importance que se demander si elle sera subséquemment mise à exécution devient une signification mineure. Il n'y a pas de 'confusion' entre mots et actions, mais plutôt une substitution psychologique conditionnée de mots pour actions. Rapha?l Patai, L'Esprit Arabe

COMMENT L'EXAG?RATION DEVIENT MENSONGE

Dans les années 20, deux linguistes, #Edward Sapir et Benjamin L Whorf ont développé une hypothèse dans laquelle l'idée centrale est que ''la langue fonctionne non seulement comme un mécanisme pour rapporter une expérience, mais aussi, et de fa?on plus significative, comme un moyen de définir une expérience à ses interlocuteurs.
Harry Hoijer, L'Hypothèse Sapir-Whorf, Langue dans la Culture

Le problème devient : comment pouvons nous traiter avec des gens satisfaits avec ce qu'ils disent et non ce qu'ils font, lorsque notre monde occidental, s'attend à ce que des actes suivent des idées et des mots ?

Oui ! Ils sont enthousiastes quant à leur expression littéraire.
Oui ! Cela procure une influence irrésistible sur leur esprit, même si les masses comprennent vaguement le message des orateurs dans la langue classique, vu qu'ils sont habitués à leur dialecte local.
Et pourtant, leur vision du monde est ainsi quand le son des mots devient le plus parfait des arts.
Un autre expert Arabe a eu ceci à dire :
Personne au monde n'a une telle admiration enthousiaste pour l'expression littéraire et n'est ému par le mot, parlé ou écrit, comme les Arabes. Il est difficile de trouver une langue,capable
d'exercer sur les esprits de ses interlocuteurs une telle influence irrésistible que l'arabe?Le rythme, la rime, la musique, produisent sur eux l'effet qu'ils appellent ''une magique légitime''.
Phillip K Hitti, Les Arabes, Une Petite Histoire,1943

A travers la langue et l'imagination, ils exhalent des vertus héro?ques, loyauté aux amis, à la famille, à la tribu, honneur et hospitalité. Mais ou cela les mène-t-il lorsqu'ils doivent traiter avec des occidentaux qui ne voient pas le tout du même oeil et qui ne partagent pas leur vision ?

Cette propension à l'exagération dans le modèle du parler arabe est caractérisée par des assertions emphatiques et des emphases extr?mes. Un ma être orateur utilisant un vocabulaire riche et des phrases complexes convaincra ses auditeurs par son éloquence, quel que soit le message, bon ou mauvais, qu'il souhaite partager.

Des exemples sont faciles à trouver.
En voici un par le vice Ministre de la Santé dans le gouvernement israélien Abdu'l Aziz Zu'bi, à Jérusalem :
''Nos c?urs font le travail de nos cerveaux. Nous exagérons tant en amour qu'en haine. Nous sommes émotifs plutôt que froidement analytiques. L'honneur est exagéré au détriment du besoin réel. Nous aimerons voir certaines choses et nous pensons qu'elles sont ''.

En voici un autre que Nasser a écrit en 1963 :
Il me semble parfois que nous nous contentons surtout de pensées souhaitables. Dans des envolées fantaisistes, nous comblons nos désirs et nous jouissons dans l'imaginaire de choses que nous aurons jamais l'audace de réaliser''
Malcolm Kerr, La Guerre Froide Arabe 1958-1967, 1967.
Il a remarqué que les actions suite à l'accord Syro-Egyptien d'avril 1996,étaient 'le produit d'une situation absurde dans laquelle les symboles semblaient compter pour tout mais rien pour la réalité.

Cette prédilection pour la répétition et les superlatifs est très familière. On la trouve dans tous les discours, surtout
politiques, quand quatre à cinq fois la même idée est rép étée, chaque fois avec plus d'emphase pour que le message passe.
Tellement que lorsque les interlocuteurs acquièrent la connaissance d'une autre langue, il leur est difficile de se défaire de la tradition linguistique arabe d'exagération .

Voici ce qu'un dirigeant algérien du FLN( Front de Libération National ) a dit :
''Le drame est là : la majorité des Algériens lisent et écrivent un peu de français, presque pas d'arabe, et pourtant ils se réclament d'une culture au passé splendide mais maintenant devenue une fiction à cause de la colonisation''
Mostefa Lacheraf, L'Avenir de la Culture Algérienne- Temps Modernes- 30 novembre 1963

Sachant très bien que la 'majorité des Algériens' étaient illettrés (92% à l'heure de cet écrit), ce que Lacheraf aurait dù dire était : '?la plupart de cette minorité d'Algériens qui ne sont pas illettrés lisent et écrivent un peu de français?' Mais vu que sa concentration était de marquer un point, il a résolu inconsciemment à l'exagération et a dit à la place ' la majorité des Algériens lisent et écrivent un peu de français' bien que cette déclaration soit totalement fausse.
Rapha?l Patai, L'Esprit Arabe.

Alors qu'un oui ou un non est une déclaration définitive pour un interlocuteur français, il n'en est pas de même avec un interlocuteur arabe.
Un oui ou un non est un état trop bref et trop simple. Cela ne peut- être ainsi. Oui veut dire peut- être alors que non a un sens indéfini. Pour qu'il soit compris, un interlocuteur français doit dire : 'Oui, je vous dis définitivement oui. Je vous assure positivement et emphatiquement, oui, ma réponse est irrévocablement et de fa?on permanente, oui.'

Ce phénomène de l'exagération a été reconnu par le Dr Sami Farrah Geraisy, officier de probation a Nazareth, comme étant connecté à la condition traditionnelle socio-économique des Arabes. Il est à espérer que l'ordre technologique intrus exprimera bientôt la fin du trait traditionnel arabe d'exagération.

Quelques autres exemples :
A la veille de la guerre pour l'indépendance d'Isralë, Musa Alami, un dirigeant palestinien bien connu, a fait le tour des capitales arabes pour prendre le pouls des chefs.
Voici ce qu'il a obtenu :
A Damas, le Président de la Syrie lui a dit :' Il me fait plaisir de te dire que notre armée et son équipement sont du meilleur calibre, prèts à faire face à quelques Juifs, et je peux te dire en confidence que nous avons une bombe atomique? Oui, elle a été fabriquée localement, nous avons trouvé par chance un individu brillant, un ferblantier?'
En Irak, le Premier Ministre l'a informé que tout ce qu'il fallait c'était ''quelques balais' pour balayer les Juifs à la mer. Au Caire, les confidents du roi Ibn Saud D' Arabie Saoudite l'ont assuré ''qu'une fois que l'on recevra le feu vert des Britanniques, on pourra facilement expulser les Juifs''.

Le dénominateur commun de toutes ces assurances verbales était qu'elles étaient toutes grossièrement exagérées quant à ce que les Arabes avaient l'intention de faire ou espéraient faire, à ce qu'ils croyaient être capable de faire une fois qu'ils commenceraient à se battre contre les Juifs;en réalité, ces déclarations n'ont pas été suivies par des efforts sérieux ou soutenus pour être traduite en actes.
Raphael Patai, L'Esprit Arabe

Finalement, il serait juste de dire que lorsqu'on apprend à parler, les enfants Arabes acquièrent un vocabulaire et une grammaire arabe avec un système stylisé nommé mubalagha
(exagération) ainsi que tawkid ( assertion). Ceci devient naturel tout au long de la vie d'un Arabe. Il se servira d'exagération et d'assertion sans s'en rendre compte.

Et maintenant, voyons voir comment l'exagération devient un mensonge. Nous avons besoin d'exemples :
La guerre des 6 jours en est pleine.

Le 5 juin 1967, tôt le matin, l'aviation israélienne a pratiquement détruit tous les avions de combat de la R.A.U
(la République Arabe Unie, composée de l'?gypte et de la Syrie).
A 9 heures, le Maréchal Amer, commandant des forces égyptiennes au Caire, envoie un message codé au Général Riad, l'officier égyptien aux commandes des forces arabes sur le front jordanien. Le message, selon le rapport donné par le roi Hussein se lit comme suit :
1. Des avions israéliens ont commencé à bombarder des bases aériennes de la R.A.U et 75% de l'aviation ennemie a été détruite.
2. La contre attaque de l'aviation égyptienne est en cours sur Isralë. Les troupes de la R.A.U sont engagées et ont pris l'offensive au sol.

Quelques heures plus tard un autre message confirme la destruction de 75% de l'aviation ennemie et que les forces de la R.A.U ont détruit des bases israéliennes et que l'armée égyptienne a pénétré à l'intérieur d'Isralë.

Le roi Hussein n'a pu que dire plus tard :'' Ces rapports,
-fantastiques pour le moins- avaient beaucoup à voir avec notre confusion et la fausse interprétation de la situation.

Certains des proverbes rapportés par Michel Feghali, Proverbes et dictons syro-libanais,1938 montrent jusqu'? quel point le code d'un comportement propre requière qu'un Arabe aille jusqu'au bout pour sauver la face :
''Que ma main gauche n'ait pas besoin de ma main droite''
''Je préférerai mourir de faim que demander de l'aide''
Demander ou accepter de l'aide signifie une perte de la face.

Alors comment imaginer une armée en désarroi devant un ennemi invincible ?

Léon Gauthier, un représentant principal d'une école arabe de la pensée a été jusqu'? expliquer les raisons derrière toutes les émotions et les extr?mes des Arabes. Il a fait la comparaison avec le désert qui ''a laissé une empreinte profonde sur l'?me arabe'' ou un '' été torride est suivi d'un hiver rigoureux et des nuits glaciales suivent un jour br?lant?''
Léon Gauthier, Introduction à l'étude de la Philosophie Musulmane, 1923
Nous voyons donc l'exagération à son extr?me, jusqu'au mensonge pour sauver la face.

Sania Hamady a réussi à montrer comment l'émotivité arabe s'exprime. ''L'Arabe communique en criant, accompagné de signes de colère''. Lorsque blessé, il exprime sa peine librement par des mots, des sons, des gestes. Il manifeste sa douleur en gémissant, en se lamentant et en pleurant''. Lorsque la mort arrive'' il doit pleurer, montrer sa misère et sa douleur''.
Sania Hamady, Islam : Croyances et Pratiques

Durant la guerre du Liban de 1982, Dr Fatchi Arafat, frère de Yasser, a exploité sa position comme directeur du Croissant Rouge Palestinien pour soumettre des chiffres gonflés du nombre de victimes. Son compte rendu déclarait que''10.000 Palestiniens sont morts et 600.000 sont sans logis dans les premiers jours de la guerre''- un mensonge calculé pour décrire les Palestiniens comme victimes d'un assaut génocide au Liban. Au fait, la population totale dans la zone en question totalisait moins de 300.000.

Un autre incident était la version palestinienne de la mort du ''gar?on affiche'' Al Dura. C'était un pur mensonge, une invention, rapportée trois semaines après le fait. Une investigation consciencieuse confirmée par une équipe de télévision allemande, a montré que les balles tirées vers le gar?on provenaient de la direction des tireurs palestiniens qui ont attaqué un point de garde israélien. Mais le monde a été témoin de l'incident tel que les médias l'ont montré.

Un autre. En juillet 2001, Associated Press a rapporté qu'une palestinienne enceinte a été abattue à un barrage routier israélien. En réalité, elle n'est pas morte, et le docteur qui l'a dit à l'AP qu'on lui a tiré dessus et qu'elle est morte ne l'a même pas vue. Il était dans une autre ville à ce moment là.

 

LE MENSONGE COMME MODE DE VIE

Le Ministre des Affaires ?trangères d'Isralë, Shimon Péres a dit une fois :''De bonnes politiques, c'est de la bonne relation publique; elles parlent d'elles mêmes''.
Malheureusement, Péres avait tort. Un mensonge peut- être plus fort que la vérité, si vous le marchandisez assez bien pour que le monde le croit. C e qui me rappelle d'un mot fameux de Josef Goebbels :'' Plus vous répétez un mensonge, plus les gens finiront par croire que c'est la vérité''.

Plus prés de nous, les professionnels des médias palestiniens n'ont aucun scrupule à tromper les médias pour un avantage politique. Dans leur tentative de convaincre le monde que les F.D.I(forces de défense israélienne) ont massacré des centaines de civils dans le camp de réfugiés de Jenine durant l'Opération Bouclier de Défense, ils se sont servis de carcasses animales pour remplir l'air de puanteur de cadavres là ou les reporters
et les officiels des Nations Unies devaient visiter. Les F.D.I ont capté leur complot sur vidéo, tout comme des funérailles orchestrées ou ''le corps'' a sauté de son cercueil pour aller se cacher lorsqu'un avion de surveillance israélien a volé sur le site.
Le massacre de Jenine a montré au monde Isralë comme un tueur en masse de Palestiniens. Chaque journaliste du monde a été la victime de l'exagération et du mensonge arabes. Lorsque enfin, on a su que rien de cela ne s'est produit, plusieurs ont refusé d'admettre leur erreur. Arafat et son groupe sont maintenant connus du monde comme de fieffés menteurs. Personne ne les croit. Au point ou le Président Bush refuse de lui parler encore moins de le voir.


Le résultat était que les pirates de l'air n'étaient pas Arabes, que c'était un complot sioniste avec l'intention de paver le chemin pour une opération militaire jointe Israélo - Américaine non seulement contre Osama bin Laden et les Talibans mais aussi contre des militants islamistes en Palestine. Ce jour là, d'ailleurs, 4000 Juifs ne se sont pas présentés au travail au World Trade Center. Ils ont été informés à l'avance.

Thomas Friedman du New York Times, a rendu compte, le mois dernier, d'Indonésie, le plus grand pays musulman au monde, que personne, là-bas, ne doute qu'il s'agisse d'une conspiration du Mossad. Au Pakistan seuls 4% des sondés reconnaissent que les tueurs sont des Arabes.

Mettant de coté les stéréotypes ennuyeux quant aux Juifs barbares qui contaminent l'eau, voici quelques mensonges additionnels : les autorités Israéliennes ont injecté à 300 enfants Palestiniens le virus du SIDA durant les années d'Intifada; Isralë a empoisonné les Palestiniens avec de l'uranium et des gaz inervants; Isralë distribue du chewing gum et du chocolat contenant de la drogue, de manière à rendre les femmes corrompues sexuellement. Les Juifs utilisent le sang des Gentils pour fabriquer les Matzoth de P?ques (Al Ahram,Le Caire). En avril dernier, les étudiants de l'université d'?tat de San Francisco ont placardé une affiche montrant un bébé ''égorgé selon les rites juifs, avec un permis administratif américain''.

Plus prés de nous, la catastrophe du 11 septembre 2001.
Un mensonge est maintenant une croyance musulmane indéracinable. Des millions de gens croient en ces sornettes, comme un sondage Gallup l'a montré , après avoir questionné des personnes dans neuf pays à majorité musulmane, le Pakistan, L'Iran, l'Indonésie, la Turquie, le Liban, le Maroc. Le Kowe?t, la Jordanie et l'Arabie Saoudite, qui représentent à peu prés la moitié de la population musulmane du globe.
Ce sont les ''protocoles'' qui inspirent au mouvement islamique Hamas l'enseignement qu'ils prodiguent à leurs enfants, selon lequel les Juifs contr?lent la richesse et les médias de masse du monde. Les Juifs sont les instigateurs délibérés des révolutions française et russe, et également de la Première Guerre Mondiale.
Un éditorialiste typique de Al-Akhbar, le quotidien gouverne-
mental égyptien, écrivait le 29 avril 2002 : ''Toute la question de l'Holocauste comme bien des savants français et britanni-
ques l'ont prouvé, n'est rien de plus qu'un énorme complot israélien destiné à extorquer de grosses sommes au gouver-
nement allemand.
Hiri Manzour dans le journal officiel palestinien :'' Le chiffre de 6 millions de Juifs br?lés dans les camps nazis d'Auschwitz est un mensonge'', une supercherie avancée par les Juifs dans le cadre de leurs ''opérations de marketing internationales''.

Seif al-Jarawn dans le journal palestinien Al Hayat el-Jadida :
'' Ils ont concocté des histoires horribles de chambre à gaz ou Hitler clament-ils, les auraient br?lés vivants. La vérité est qu'une telle persécution maligne a été inventée par les Juifs.''

En conclusion, nous pouvons dire que la majorité des journalistes étrangers sont facilement influencés par la manipulation palestinienne qui se fie aux reporters et éditeurs dont la connaissance à fond du sujet manque, et ce,de concert avec un manque de temps et de volonté d'étudier plus scrupuleusement les faits.
Lorsque Bernard Lewis observa, il y a 16 ans, que l'anti-
Sémitisme devenait partie de la vie intellectuelle arabe ''presque comme cela s'était produit en Allemagne nazie''.