QU'EST-CE QUE LA FOI? What is Faith?

la foi
Je vais fouiller dans ma mémoire et mes écrits pour trouver ce mot qui me dérange.Nouvel article
Et je suis sur qu'il me fera de la peine te voir combien cette foi à coûte à mon peuple.

Comme toujours, je demanderai d'abord au dictionnaire son explication d ce mot, mais je suis persuadé que chacun d'entre nous aura sa propre explication.

Au premier abord, il s'agit de la fidélité à tenir sa parole, ses engagements,l'assurance de tenir ce qu'on a promis. Et de la vient: Engager sa foi. Donc, après la droiture et la sincérité dans la manière d'agir, la foi devient une croyance et par ricochet, Si on n'est pas dans son bon droit, nous avons mauvaise foi. Sinon, on a foi en quelqu'un ou quelque chose.
On fait même acte de foi
Par extension,elle devient une adhésion ferme de l'esprit à une vérité révélée ainsi la foi devient la première des trois vertus theologales ( relatif à Dieu).
Et c'est la où je voulais en venir.

Car pour tout le monde, la foi est associée à Un Dieu, quel qu'il soit. Et c'est pourquoi, en religion, on meurt pour sa foi.

Combien cela est-il d'actualité lorsque tous les jours nous sommes témoins de tant d'actes mortels reliés à la foi. Et j'avoue que cela me dérange, car je me dis parfois, pas de foi pas de morts.

Je vais essayer de démontrer comment avec le temps, cette fameuse foi s'est écartée de sa mission première pour prendre une tournure plutôt malheureuse entre les mains de ses adhérents.

Les croisades (vers les 1100) me viennent à l'esprit, car pour justifier leurs crimes, c'est au cri de "Deus veult", Dieu le veut, que les combattants de la foi chrétienne trouvaient à assouvir plus facilement leur passion religieuse en massacrant chaque communauté juive rencontrée sur leur route vers Jerusalem et les plus cruelles souffrances des Juifs étaient venues de la domination chrétienne.

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Et c'est pourquoi dans ce début du XIIIiem siècle, le pape Innocent III dans son édit ´´Sicut Judeis´´ précise ses idées quant au baptême forcé, car même s'il est infidèle, l'ayant reçu, le Juif est forcé à la foi chrétienne.

Un disciple d'Erasme (vers les 1500), Bruno Giovanni a questionné les enseignements de l'église qu'il considérait hérétiques et qui s'est battu pour la liberté de pensée et d'expression. Il a rejeté la physique Aristotélicienne et a critiqué le principe Calviniste du salut par la foi . Il a vécu sous le pape Sixte V (1590) puis Clément VIII qui l'a condamné à mort. Il fut brûlé, le transformant d'un penseur progressiste en un martyr. Un peu plus tard Galilée a suivi ses pas.

En somme le déchirement entre science et espérance à traversé les et se traduit partout par une expression qui se veut moderne, mais qui preserve sous d'autres termes la puissance des anciennes fois.

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Il n'est donc as surprenant que le Vatican plus tard enterrera toute évidence corroborant une menace, car toute menace réelle ou imaginée affaiblira la foi et le pouvoir de l'église.

Eventuellement, un peu plus tard, le doute se mis de la partie. Et l'église a convaincu son auditoire que sans le doute, il n'est point de foi. De même que sans ténèbres, il n'est pas de lumière, et il ne faut pas se laisser déconcerté par ce que l'on ressent en une minute de doute.
Curieusement, un certain dramaturge, Wilson Mizner à dit qu'il respecte la foi, par contre le doute est ce qui nous donne une éducation.

À un de mes amis, Raphaël Levy, à qui j'ai posé la question: Qu'est-ce que la foi en Dieu? Il m'a répondu: ´´C'est le sentiment qui incite la conscience de l'homme à se demander d'où il vient et ou il s'en va.´´
Je serai bien curieux de savoir combien parmi nous soulèvent quotidiennement ces deux questions plutôt intelligentes.

Entre temps, la bible a souffert de la ´stigmata ´associée à la religion en général: une foi aveugle, des histoires super naturelles, une stricte obéissance, un fanatisme. Et une absence de rigueur intellectuelle. Et c'est cette foi aveugle qui aujourd'hui pousse les partisans fanatiques de l'Islam à commettre d'odieux et d'inimaginables crimes .

Pourquoi cette foi est-elle aussi forte pour se comporter d'une manière inhumaine? Comment peut-elle convaincre ses adeptes à se transformer en criminels?

Qui y-t-il de si puissant dans la foi pour qu'on y succombe?
Tant de questions auxquelles je n'ai guère de réponses. On dirait que Christianisme et Islam se sont donnés le mot pour faire perdurer cette maladie qu'est la foi lorsqu'on voit ses résultats.

Pourquoi diable tant de misères?
Le diable n'est-il pas le pincipe de la matière.?
il est l'arogance de l'esprit,il est la foi sans sourire,la vérité qui n'est jamnais effleurée par le doute.Le diable est sombre parce qu'il sait ou il va,et allant,il sait toujours d'ou il est venu.Il vit dans les ténèbres

C'était bien le cas de Mahomet (vers les 650) qui a espéré attirer les communautés juives d'Arabie et pour cette fin, il a initialement incorporé des éléments du judaïsme dans sa nouvelle foi ( en dirigeant les prières vers Jerusalem, en jeûnant à Yom Kippour etc...) Cependant quand les Juifs ont refusé d'accepter son code de loi, Mahomet s'est retourné contre eux avec une rare vengeance.

Et qui pensez-vous à imité Mahomet dans ce traître rapprochement?
Nul autre que Martin Luther. Alors que Calvin (1572) pour qui le salut n'existe que par la foi, et qui ne s'est pas opposé aux Juifs, Luther lui a déversé des sentiments ignobles à leur égard car ils ne voulaient pas le suivre. On comprendra plus tard en Prussie (vers les 1800) pourquoi l'Eglise Luthérienne s'est opposée aux propos de Napoléon car trop favorables envers les Juifs.

Heureusement, il y a eu Erasme qui défendit contre Luther l'intolérance et le libre arbitre associant dans un même idéal la raison et la foi. On retrouvera ces deux mots plus tard.

Qu'en est-il du Judaïsme dans tout cela?
On dit que les Hassidim ont privilégié l'enthousiasme et la ferveur à l'étude et à la doctrine. Ils préfèrent la spontanéité et l'intuition. Le tsadik devient un rôle insolite de catalyseur de foi, d'intermédiaire inhabituel entre Dieu et le Juif. Le tsadik devient source d'inspiration, de bonté et de sainteté.

Et qu'en est-il de la raison dans tout cela?

Il faut remonter à l'Espagne des Maures du XIiem siècle, quand Maimonide et Averroes étaient devenus les porte parole d'Aristote. Et malgré les livres brûlés, les schismes et la haine interne, un rationalisme basé sur Aristote à donné naissance à une intelligentsia moderne reconnaissable qui a cru que la raison devait coexister avec la foi ou même la surpasser.

À cette bonne nouvelle, s'ajoute une autre, toute récente.
A Buenos Aires, en Juillet 2004, plusieurs personnalités juives et catholiques se sont rencontrées pour déclarer que l'Eglise catholique s'oppose et condamne l'anti-sémitisme sous toutes ses formes, incluant l'anti-sionisme. Ce fut la première fois que ces deux termes étaient soulevés conjointement. Cette déclaration à également inclus une condamnation sévère du terrorisme, plus particulièrement la terreur au nom de la foi.

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Alors qu'Einstein n'a pas parlé de foi, Freud lui, avait la conviction que les Juifs, en préservant leur religion, consciemment ou inconsciemment, se sont donnés la possibilité extraordinaire d'endurer non seulement une foi, mais en tant que peuple, quand tout à été perdu - terre, royaume, puissance. Freud trouve son explication dans l'idée de maintenir une identité autour de choses intellectuelles, culturelles et spirituelles.

La question que je soulève devient:
Jusqu'à quand allons-nous être intimidés et persécutés par la foi à voir des tueurs perpétrer des crimes contre l'humanité?
N'est-il pas temps que le monde reconnaisse ce mini-holocauste causé ces jours-ci au Moyen Orient et en Afrique?
Le temps n'est-il pas venu de punir les coupables de ces activités?

Et voici des thèmes que je rencontre sans arrêt: L'importance de la liberté individuelle, les dangers d'un gouvernement trop puissant, les bénédictions d'un libre marché, la lutte impérative contre le communisme, l'indispensabilité de la foi et je me demande bien, comment après avoir connu tous les soubresauts de la foi, on peut encore s'y rattacher.
Est-ce notre faiblesse humaine, si naturelle, qui insiste à ce que nous devons croire en quelque chose de plus fort que nous? Insistons nous à être comme tout le monde? Si oui, pourquoi?

Si j'avais à choisir j'opterai pour la raison.
En effet pour convaincre quelqu'un qu'il faut croire, il y a beaucoup de raisonnement . Cependant la foi semble être une chose qui provient de l'âme d'une personne et non d'une partie d'un raisonnement matériel . Tout ce que l'on peut faire est d'influencer cette personne et laisser Dieu faire la part qui contrôle.

Pour finir, je pourrai ajouter cette définition de la foi, donnée par Kant dans l' opuscule La religion dans les strictes limites de la raison: la croyance est ce que l'on tient pour vrai (das Fürwahrhalten). On peut aussi s'en référer à la définition de la foi donnée par Maimonide au chapitre 50 de la première partie du Guide des égarés.