LE PLAISIR QU’UN COLIBRI PEUT APPORTER

J’ai toujours cette même habitude de prendre mon second café de la journée tous les jours vers les 15 heures.
Pour ce, je m’assoie dans mon jardin, autour de la table , avec mon café, des biscuits - tres important- et un livre. Ce dernier n’est jamais le même. J’en ai des millions - où presque- et je me dois de les visionner ( cela de dit-il?).
Bref!
Habituellement  je m’assoie à environ quatre à cinq q mètres du mangeoire - ce n’est pas pour manger mais pour boire- que j’ai installé pour abreuver les colibris. De cette distance, je peux les voir, mais pas très bien.
Aujourd’hui j’ai préféré m’asseoir à deux mètres de distance , espérerant que si l’un d’entre eux venait, je pourrai mieux le voir.

Me voilà donc assis, lisant ce livre qui s’appelle ´l’alphabet des week ends’ nullement  intéressant, et sirotant  mon café , jetant un coup d’œil régulièrement pour intercepter mon  invité. Et voila qu’au bout d’une dizaine de minutes, il se présente. C’est le même que celui d’hier, je le reconnais par sa couleur et son comportement.

Inimaginable, la joie que ce petit animal me donne, m’apporte. J’arrête de lire et me concentre pour suivre ses mouvements, il penche la tête pour boire, la relève et la repenche encore . Il décide  de se retirer , voler à toute vitesse une ou deux secondes, et recommencer. Mon plaisir est immense.

Cette opération a duré un maximum de peut-être dix secondes, mais chacune, pour moi a duré une éternité. Le voir batifolant, ( je ne sais si c’est le bon mot)    me donne un plaisir indicible. Je me sens chanceux de vivre ce spectacle que peu de gens connaissent et souhaite que ces quelques mots que le lecteur lira pourront lui donner une petite satisfaction  car moi j’en ai eu une grande.

Si le monde pouvait se décider à respecter la race animale, lui trouvant tous ses aspects positifs, réalisant combien sa valeur enrichit notre société , qu’il n’y a aucune raison de s’en défaire, peut-être vivrons- nous mieux. Pourquoi permettons- nous ….

Je m’arrête car mon ami est revenu une deuxième fois. Il faut croire qu’il a aimé l’eau rouge et sucrée que je lui ai offert plus tôt et qu’il a toujours soif. Wow!

Je faisais allusion plus tôt aux chasseurs à qui on permet de tuer tant d’animaux par saison. Ceci s’applique aussi aux pêcheurs de toutes sortes qui finiront par détruire toute vie marine, sans parler des dizaines de millions de bœufs, de porcs et de poulets assassinés tous les jours pour satisfaire la gourmandise humaine….

Je réalise que je sors du sujet et risque de me faire dire des bêtises.
Mon colibri est parti et je suis sur qu’on se reverra demain.