MA VIE N’A PLUS DE SENS

Et voilà un sentiment qui m’envahît tout à coup, me faisant perdre le sens de ma vie. Je crois sincèrement en avoir perdu le goût. Ma question devient: comment vais-je jouir d’un  bonheur durable sans donner un sens à ma vie.?
Je trouve malheureux de m’égarer ainsi. Quoi de pire que de perdre son chemin? Aurai-je perdu la raison?


Je réalise que mes faits à toute heure du jour sont les mêmes. Il n’y a rien de nouveau ou différent. Toutes les heures de la journée , je répète les mêmes gestes. Tout est monotone, sans goût aucun, sans plaisir. 

Que s’est-il passé pour que devienne amorphe?

Est-ce l’âge?

Moi qui n’ai jamais aimé les mots vieux et vieillesse, ces mots s’emparent-ils de moi comme pour me dire: ´Tu n’as jamais cru en nous et pourtant nous sommes bien là’. 
Je crois rêver. 
Non, je ne rêve pas. Je suis là, réalisant ce qui se passe, me demandant combien de temps cela va durer. Ces jours- ci je commence à croire qu’il est fort probable que la vieillesse m’a rattrapé. Et que vais-je faire? 
La combattre? Mais comment m’y prendrai-je?
L’accepter? Là aussi, comment faire?
C’est Victor Hugo qui a dit que ´ la vieillesse arrive brusquement comme la neige, un matin au réveil, on s’aperçoit que tout est blanc’´. Non, ce n’est pas mon cas.
Je crois que je vais me mettre à étudier ce sujet car je suis sûr que plusieurs avant moi se sont trouvés dans ma situation.Je crois que je vais me mettre à étudier ce sujet car je suis sûr que plusieurs avant moi se sont trouvés dans ma situation.

Et dire que j’ai passé ma jeunesse à étudier la sagesse pour la pratiquer un peu durant ma vieillesse.
Je ne souviens d’un vieux proverbe qui disait que la vieillesse entre dans une maison sans se faire annoncer. Est-ce mon cas?

Il reste que je continue à penser  que ma vie d’aujourd’hui nest pas ce qu’elle a été. Je sais avoir dit à maintes reprises combien j’ai aimé la vie, combien elle m’a donné de plaisirs. Et je me réjouissais de m’entendre dire ces paroles . Et maintenant, que diable! Il faut croire que si la jeunesse a eu ses plaisirs, la vieillesse, elle , nous fait vivre la réalité.

Je me demande si autour de moi les gens réalisent que j’ai changé, que je ne suis plus le même, celui qui a toujours été agréable envers les autres, celui qui les a aidé quand ils avaient des problèmes. Comment savoir? Je n’ai nulle intention de leur poser la question. 

Il reste que pour le monde entier la vie a un sens. Pour moi, pas. Donc ce n’est pas la vie mais plutôt ´ma vie ´. Et le seul responsable dans tout ça, et bien, c’est moi et moi seul. Je me dois de trouver une solution a ce problème et il n’y a qu’une personne intelligente qui peut trouver une solution  à un problème, personne d’autre . Le suis-je? J’en doute! Car si je l’étais, je me serai arrangé pour ne pas vivre cette situation.

Au fond, suis-je heureux? N’est-ce pas là notre but à tous? Je crains que le bonheur individuel ne suffit pas à donner un sens à notre existence. Une grande absence!  Mon problème serait-il que je manque de relations avec mes semblables? Est-ce la raison? Or, j’ai cru comprendre que celui qui a une profonde raison de vivre peut endurer certaines souffrances.

Il me faut à tout prix rencontrer des êtres qui donnent un sens à la vie.
Vais-je demander de l’aide? A qui? Un psychologue? Un psychiatre? Suis-je rendu à ce point si faible, si fragile, si vulnérable?
Est-ce possible? Probablement!
Il est un fait , je dois me prendre en main. Je suis le seul à pouvoir sortir de ce dédale, car c’en  est un.

Quelqu’un m’a dit un jour que le chemin de la vie est le chemin du coeur.
Est-ce vrai?
Où en suis-je dans ce domaine?
Il est un fait que je ne cherche pas le sens de ma vie dans le matériel. Loin de là. Alors? J’ai peut-être besoin d’un grand idéal pour donner un sens à ma vie.
Au cours des âges, j’ai cru avoir appris que c'est en nous mettant au service de l’humanité que nous découvrons le sens de la vie. Qu’il se découvre donc dans le service à autrui.

J’avoue avoir négligé cet aspect . Je crois avoir oublié un point très important:
Le sens de la vie n’est pas simplement d’exister, de survivre mais plutôt aller de l’avant, de  monter, de réaliser, d’ évoluer,  de progresser, de conquérir. Et c’est tout cela qui me manque. J’oublie une chose: le sens de la vie c’est aussi l’amour. Je me dois donc d’aimer. D’aimer tout le monde, sans distinction.

Je finirai par conclure que le vrai sens de la vie n’est rien d’autre que l’amélioration de la qualité de la vie. Je crois que pour mieux vivre, je vais cesser de chercher le sens de la vie. J’idéaliserai la terre qui tourne et la respecterai. Je préparerai ainsi la fin de ma vie en toute quiétude . Et si je connais mieux le sens de la vie, l’envie de vivre reviendra.