ÉLOGE AU RESPECT

Après avoir écrit l’éloge du SAVOIR, maintenant je passe à celui du RESPECT.
En hébreu, le mot pour respect se dit CAVOD et de nos jours ce mot ressemble tellement à  COVID qu’il me navre de faire un tel parallèle.

Une des premières fois où ce mot se rencontre est dans les dix commandements. Il est le cinquième , précédé par deux commandements négatifs et suivi par cinq autres, aussi négatifs.
Il s’agit de respecter son père et sa mère, et j’avoue que des dix, c’est le seul  que j'ai toujours observé. Sans faille, du premier au dernier jour de leur vie. 

La définition du mot respect est des plus nobles. Il s’agit  de la considération que nous avons pour quelqu’un et que l’on manifeste par une attitude déférente envers lui. J’entend par là non seulement une politesse mais également lui faisant honneur. Si l’on respecte une personne, on ne lui porte pas atteinte, et c’est grâce au respect que nous nous conduisons de manière à garder l’estime de soi. On dit bien qu’il faut agir en homme du monde qui se respecte.

Or, le mot respect vient du latin ´respicere ´signifiant regarder en arrière ´et évoque l’aptitude à considérer ce qui a été énoncé et admis dans le passé et d’en tirer les conséquences dans le présent.

Nous essayons tous de respecter la parole donnée, et cela nous garde bien du déshonneur. Pourquoi manquons-nous parfois de respect envers les autres?
Parce que nous ne les considérons pas comme nos égaux . Ceci est triste et pourtant cela fait partie de la vie. Il y aussi les lois à respecter. Qu’il s’agisse du code de la route ou de l’environnement, notre nature est telle qu’il nous arrive souvent de manquer de respect sinon pour autrui ou pour la chose sacrée.

Nous avons tous bien entendu notre vie privée qui est notre priorité et espérons que les autres la respecte.
 Ne sommes-nous pas sensés toujours de respecter la vertu, celle-ci étant considérée comme l’excellence du citoyen sinon son talent, elle est notre caractère  individuel.

Et si nous pensons philosophie, que dire du respect que les Chinois ont pour leurs ancêtres? Chez-eux, c’est même une espèce de religion qui les paralyse.
Cette saine philosophie qui fait tant de progrès, elle est sublime et circonspecte mais n’apprend à donner que des respects extérieurs. N’est elle pas cette sorte de respect qui n’est autre chose que l’aveu de la supériorité de quelqu’un? Il reste que nous gardons un respect pour les morts. Et j’insiste pour dire qu’en dehors du respect pour la loi, il y a le respect de l’âge.

Et si nous faisons une petite marche arrière , avons- nous du respect pour l’antiquité ? Sommes-nous plus sages que les anciens? Il reste que c’est la nature et ses droits avant tout que nous devons respecter.

En guise de conclusion, l’expression ´sauf le respect que je vous dois’ a souvent sa raison d’être quand on veut s’excuser de quelque parole qui pourrait choquer ou paraître trop libre. 
Lorsqu’on termine une lettre, n’e rit-on pas “avec un profond respect “?
Et que dire du respect humain?  N’est- il pas la crainte du jugement des hommes? N’est-il pas le fait que nous servons Dieu pour mériter l’estime des hommes. Enfin, gardons quand même le respect du monde, et assurons-nous de ne pas manquer de respect a quelqu’un.