LA  VIE

A travers les âges, et ce après plusieurs centenaires, penseurs et philosophes n’ont cessé d’essayer de comprendre ce qu’est la vie.
Et de mon côté, j’en ai fait de même, car il faut croire que le sujet est plutôt sérieux. Pourquoi?

Nous sommes ici, sans nécessairement avoir demandé d’y être? D’accord?
Donc, on peut se demander pourquoi nous sommes ici?

Je serai tenté d’aller demander à ces penseurs et philosophes ce qu’ils en pensent après avoir étudié le projet bien avant moi. Je pourrai même les lister avec leurs commentaires pour mieux apprécier.
Est-ce une idée à developer, car au fond , la vie  n’est qu’un ramassis de souvenirs .

Nous remontons le temps et pensons à nos actions et inactions, ces dernières font mal car elles nous prouvent combien nous avons été maladroits, n’ayant pu faire ce qu’il fallait faire. Ces moments là restent gravés en nous et nous montrent notre faiblesse. Aujourd’hui, je pourrai ou plutôt je devrai faire le récapitulatif de tous ces événements que je n’ai pu, que je n’ai su accomplir, car ils vivent en moi et ne cessent de me rappeler combien je n’ai pas répondu à l’appel.

Et voila que je parle vaguement sans donner de détails, craignant que ceux-ci ne feraient que me rendre un peu plus malheureux.
Oui, je dis bien malheureux, car , avoir accompli ce que j’ai manqué, m’aurait certes donner un certain plaisir, une certaine satisfaction. Et j’aurai ainsi moins de peine à mémoriser ces moments là.

Pourquoi me rends- je malade à faire cet exercise?
Pourquoi me faire mal intentionnellement en revivant ces évènements?
Pourquoi dois-je toujours ressasser un passé infructueux ?
Pourquoi plutôt ne pas penser aux côtés positifs que j’ai vécu, car il y en avait certes.

Mais, on dirait que notre nature est telle que l’on se doit de récapituler pour justifier ainsi notre comportement, car c'est bien de lui qu’il s’agit. Je suis donc, en cet instant, debout devant un juge, me demandant ce que j’ai fait de bien ou de mal durant ma vie, alors que cette dernière est sur le point de ne quitter.

Dans pas longtemps, j’aurai quatre vingts ans. Un chiffre qui semble grand et qui devrait me satisfaire car nombreux sont ceux et celles qui n’atteindrons pas ce chiffre.
Cette réalisation, ne devrait-elle pas me donner une certaine satisfaction?  Tout autre que moi se sentirait heureux d’avoir atteint ce but. Je dis but, pensant que c’est quelque chose de positif, or, je n’en suis pas si sûr.

Ce qui me pose la question, à savoir quel est le but de la vie?
Se rendre à quatre vingts ans? J’en doute.
Faire le maximum de bien durant toutes ces années? Je crois que oui.
Laisser derrière soi, à d’autres , ses accomplissements . Or, tout cela est plutôt égoïste. Car c’est en effet une des faiblesses humaines .

Qui dit faiblesse dit insuffisance : un manque de force, de  vigueur physique, un manque de résistance, de solidité. Être faible, c’est ne plus avoir la puissance ni les moyens nécessaires pour se défendre. Nous n’avons ni fermeté ni énergie. Et tout cela fait partie de la vie, la rendant parfois désagréable.

Revenons à l’aspect agréable d’une vie. Cela commence dans la famille. Nombreuse ou pas,  celle-ci présente un agenda pour le futur. Des parents compréhensifs préparent leurs enfants, leur donnant l’affection, le bon comportement , la bonne instruction, les préparant pour le monde qui les attend. Car c’est bien eux qui dirigeront le monde de demain.

Dans la mesure où ce que je viens de dire a du sens, ne devrions nous pas être satisfait de cette proposition?

Souvenons- nous que si notre vie est un voyage qui ne sera bon que si nous lui assignons un objectif, car il ne faut pas penser ajouter des années à sa vie mais plutôt d’ajouter sa vie aux années. Et surtout ne pas comparer notre vie à celle ces autres , car nous n’avons pas idée du chemin qu’ils ont parcouru dans leur vie. Et la vie est trop courte pour perdre notre temps à détester quelqu’un. Notre vie est une école et nous sommes ici pour apprendre .

 Vous me diriez , et avec raison , qu’il y a un parallèle entre la vie et la mort et je serai d’accord avec vous. Si la vie est une grande surprise, pourquoi la mort  n’en serait-elle pas une plus grande? C’est bien peu de chose que la vie mais c’est une immense chose que le mépris  de la vie. N’est-il pas vrai de penser parfois que la vie est un rêve dont la mort nous réveille? Et la vie, serait-elle supportable sans ses plaisirs? Il reste qu’il n’y a pas de vie qui soit dominée par l’ombre de la mort. Et c’est pourquoi nous nous efforçons de repousser l’idée de la mort par le jaillissement, par l’abondance, par l’accumulation de la vie.

Pour finir, si ces quelques phrases que je viens d’écrire vous dépriment, alors il devient de votre devoir d’aller chercher ce qu’il y a de positif dans  votre vie, de l’étaler, voir le crier haut et fort et me prouver ainsi que j’ai tort.

P.S Certains passages ont été empruntés à different auteurs.