Depuis ma tendre enfance, j"ai été fasciné par le suicide.
Je n`arrivais pas a comprendre pourquoi les gens commettaient un tel acte.

J`ai lu presque tout ce qu'ìl y avait d`écrit sur le sujet et ainsi Max Weber est devenu mon ami de classe pendant trois ans.

Je lui posais des questions et il m'èxpliquait. Or, j'àvais de la difficulté a comprendre les raisons qui portent quelquùn a se suicider.

J'étais tellememnt impliqué que je voulais savoir ce que l`on ressent que de se suicider. Et en effet, à quelques reprises, j'étais sur le point de réussir.

Et voila que des millions d`années plus tard, cette tentation se renouvelle pour la sempiternelle fois et je décide que demain, je pars

Oui, demain, je partirai.

0u? Dieu seul le sait.

Je partirai avec un grand regret: celui de n'avoir pu accomplir tout ce que j'aurai souhaité. Et quand je dis tout, je suis sur d'oublier un grand nombre d'actions.

Je partirai sans avoir connu toutes ces personnes qui m'ont fasciné durant ma vie. Sans avoir lu tous ces livres qui auraient pu tout m'apprendre. Partis et perdus tous ces projets que je n'ai cessé d'échafauder. Moi qui voulais changer le monde. Moi qui voulais trouver la solution aux problèmes de ce monde. Comment partir quand il reste tant a accomplir?

Si je pars, c'est peut-être avec la perception de n'avoir pu comprendre comment le monde se conduit. Le monde a beau se croire intelligent, mais ce n'est pas le cas quand on voit le comportement humain. Je fais surtout allusion à la violence *1, car celle-ci règne dans tous les coins de la terre. Comme si le monde entier a conclu un pacte et s'est dit : c'est comme ca qu'il faut agir.

En effet, aucun coin de la planète n'est épargné. Il suffit d'ouvrir les yeux pour voir. Or, le monde n'ouvre pas les yeux. Il les ferme. Et de même pour ses oreilles. Il ne veut pas entendre. Il se les bouche. Car a la violence, omniprésente, s'ajoute la faim et la soif.Tant et tant de gens meurent par les guerres ou l'indifférence du monde que l'on prend pour acquis que c'est normal.

Et pourtant, rien de tout cela n'est normal.

Si je pars, je n'aurai pas à être témoin de tant d'incohérence, de tant de non-sens, vu que le bon-sens n'existe plus. Le monde l'a éteint. Je me sens dépassé par cette malheureuse nonchalance, par cet état d'âme qui ne mérite pas de porter ce nom.

Pourquoi cela est-il ainsi?

Qu'avons-nous fait pour mériter un tel sort?

Oui, nous sommes tous coupables, indolents et amorphes au point de ne pouvoir reconnaitre nos malheurs.

Je partirai donc et laisserai a d'autres que moi le soin de résoudre cette pagaille créée par l'homme qui est loin de réaliser ce qu'il a commis, tant il est pris par la course au profit ou celle de rencontrer les obligations de fin de mois. Ces mois qui filent si vite qu'il ne réalise pas le passage du temps

Je crois bien que je serai heureux de partir quoi que malheureux de laisser derrière moi cette belle nature*2 qui a toujours su me plaire, de par ses plantes ou ses animaux, de par ses panoramas ou sa fraicheur.

Oui, en partant, je laisserai derrière moi des gens qui m'aiment—du moins, je le crois-- . Ceux qui m'ont bien connu pourraient peut-être comprendre ma décision de partir et expliqueront à d'autres.

Il m'arrive parfois de me demander combien de gens y a-t-il qui pensent comme moi. Car si je suis le seul, alors je suis certes détraqué et je n'appartiens pas à cette famille mondiale et conséquemment ferai mieux de ne plus en faire partie.

Je me sens las, fatigué d'être incompris. Pourquoi suis-je différent des autres alors qu'il serait si simple d'être comme tout le monde? Mais pour moi, tout le monde a tort et tout le monde se trompe.

S'il y avait un but a notre vie, qu'est-il devenu? Peut-être ne connaissions nous pas ce but et c'est pourquoi nous nous perdons en conflits, en carence de communication en désintéressement d'autrui. Car cet autrui, aujourd'hui, qui est-il? Qui s'en occupe? Le monde s'en fout. C'est donc la mon point, sinon ma raison de partir.

Demain, je n'aurai plus ce souci. Je serai seul avec moi même et ne m'inquiéterai plus de personne. .Je sens déjà ma satisfaction. Entre autres, celle de la délusion de rêves inaccomplis. Finies les misères communes, la maladie, les mauvaises nouvelles, les désappointements. Fini le futur incertain. Je n'aurai plus besoin de plaire à personne. J'oublierai la sagesse qu'il m'a tant plus d'acquérir toutes ces années. Cette sagesse qui m'aurait permis de mieux comprendre le monde, de mieux l'apprécier. Mais demain finiront les impulsions de mon cœur et de mon esprit. Ils seront tous deux au repos et je suis persuadé que cela leur fera du bien après tant de divagations et de discernement.

Et je vais maintenant soulever un point for délicat qui me pousse a partir. Je reconnais que c'est lâche de ma part d'abandonner ainsi une mission fort importante a laquelle font face plusieurs de mes coreligionnaires, a savoir, la lutte contre l'antisémitisme*3

Il semble que ce dernier, au tournant du siècle a pris une forme globale, trouvant plus que jamais un attrait chez des individus et des groupes. Comment comprendre un tel phénomène?

La dimension de sa menace est telle que notre technologie lui a donné des ailes pour propager ses flammes. Et les résultats sont dévastateurs. Les medias mondiaux aussi bien que les académies, les intellectuels et politiciens et les états hostiles ont fait que ce sentiment anti-juif court le monde a une vitesse incroyable rejetant ainsi morale et justice, fabricant ainsi un préjudice fort vexant. Comme si notre peuple n'a pas assez souffert.

Il semble que l'inquisition, les pogromes et l'holocauste n'ont pas suffit et que l'antisémitisme a toujours sa raison d'être, sa raison d'exister. Autrement dit : A nous de vivre avec

Dans mon cas, je me dérobe et refuse de vivre avec et me rendre malheureux de jour en jour avec ce diable qui porte un nom. Ce diable que les religions ont décrit comme une personne est devenu aujourd'hui une chose, beaucoup plus destructive, une plaie pour l'humanité. J'ai bien dit l'humanité, car on retrouve cette plaie aussi bien en Europe qu'en Asie, dans le monde arabe, en Amérique et en Afrique, supportée par des centaines de millions.

A un point tel que l'antisémitisme existe la ou il n'y a ni démocratie ni liberté. Il est devenu une idéologie, voire un système politique. Il faut croire qu'il a toujours existé et se porte aujourd'hui très bien.

Et pourtant, jetons un coup d'œil sur Israël et voyons combien le monde le sous estime.

Nous avons la, un pays qui en moins de soixante ans a fait plus que d'autre en mille ans.

Le miracle qu'est Israël ne semble pas avoir atteint tous les esprits.

Saviez-vous qu'Israël aujourd'hui a le plus haut taux de longévité au monde? Malgré tous les malheurs qui le frappent quotidiennement, Israël a la joie de vivre et ses habitants sont parmi les plus heureux au monde. Et croyez moi, ce n'est pas chose facile.

Ce petit pays de quelques sept millions d'habitants a bouleversé le monde de par ses technologies dans tous les domaines. Du militaire à l'électronique, de l'agriculture à la science, de la recherche à la médecine, Israël est aujourd'hui un leader mondial, et avec tout cela on le hait.

Pourquoi me demanderez-vous?

Dans un chapitre antérieur j'ai parlé de la jalousie et je me dois de croire que c'est la meilleure raison que j'ai trouvée.

Lorsque je vois ce qu'Israël fait pour lui-même et pour le monde, je me remplis de joie et de gloire et me dit que les autres aillent au diable.

Sur cette note fort encourageante, je décide ce ne pas partir pour continuer à me réjouir des avancées fantastiques que ce petit pays fait sans arrêt et pour montrer au monde qu'on a beau le haïr, mais qu'il est la pour rester. Tout comme moi.


Notes

*1 -- La violence est la loi de la nature. Les animaux se battent. Est-ce que les lions passent un traité de paix avec les gazelles?

Même les végétaux se battent. Même dans notre corps, cette loi est valide. Est-ce que les lymphocytes passent un traité de paix avec les microbes? Non, ils les éliminent parce que c'est la survie du système. Partout on tue pour survivre…Bernard Werber

*2-- Il n'existe rien du tout. Il n'y a que la nature. Elle a ses lois et on ne peut y échapper. Dans le monde réel, la nature a une réponse à chaque question. Aux travers d'innombrables guerres, épidémies, sièges et révolutions, elle avait su se débarrasser de myriades de bêtes et d'humains. Sans être fataliste, il apparait que le monde est gouverné par des puissances plus fortes que nous et le mieux est de s'y soumettre…Auteur inconnu

*3-- L'antisémitisme est réinventé par quelques populismes de droite avec des assises catholiques. Il est réinventé par la gauche qui donne brio et prestige à ce qui n'était autrefois qu'une pure rhétorique d'extrême droite.
Ce nouvel antisémitisme s'emploie efficacement à faire oublier et à banaliser la Shoah, sachant que l'oubli est toujours un choix. De fait, oublier, c'est avoir une bonne mémoire. Sans aucun doute, la gauche européenne a une très bonne mauvaise mémoire. Et avec l'oubli bien ancré dans l'idéologie, la gauche oublie également les origines de la création de l'Etat d'Israël. La gauche jette le soupçon sur sa légitimité et criminalise ses actes…

Pilar Rahola, écrivain, ex-députée du Parti Socialiste Espagnol (démissionnaire a cause de la politique menée par le PSOE et IU de Catalogne.

 

 

 

 

 

 

Ever since I was a child, I have been fascinated by suicide.
I could not understand why people would commit such an act.

I read almost everything that was written on the subject and so Max Weber became my classmate for three years.

I would ask him questions and he would explain them to me. But I had a hard time understanding the reasons why someone would commit suicide.

I was so involved that I wanted to know what it felt like to commit suicide. And indeed, on a few occasions, I was close to succeeding.

And here I am, millions of years later, this temptation is renewed for the eternal time and I decide that tomorrow I will leave

Yes, tomorrow I will leave.

Where?  Only God knows.

I will leave with one great regret: that I could not accomplish all that I wished. And when I say everything, I am sure I am forgetting a lot of actions.

I will leave without having known all those people who fascinated me during my life. Without having read all those books that could have taught me everything. Gone and lost all those projects that I kept building up. I who wanted to change the world. I who wanted to find the solution to the problems of this world. How to leave when there is still so much to accomplish?

If I leave, it is perhaps with the perception of not having been able to understand how the world behaves. The world may think it is intelligent, but it is not when you see human behavior. I am referring especially to the violence,
See ,because it reigns in every corner of the earth. It's as if the whole world has made a pact and said to itself: this is the way to act.

Indeed, no corner of the planet is spared. You only have to open your eyes to see. But the world does not open its eyes. It closes them. And the same goes for its ears. It does not want to hear. It blocks them. So many people die because of wars or the indifference of the world that we take it for granted that it is normal.

And yet, none of this is normal.

If I leave, I won't have to witness so much incoherence, so much nonsense, because common sense no longer exists. The world has turned it off. I feel overwhelmed by this unfortunate nonchalance, by this state of mind that does not deserve to be called that.

Why is it so?

What have we done to deserve such a fate?

Yes, we are all guilty, indolent and amorphous to the point of being unable to recognize our misfortunes.

I will leave and let others solve this mess created by the man who is far from realizing what he has done, so much he is taken by the race to profit or to meet the obligations of the end of the month. These months that go by so fast that he does not realize the passage of time

I believe that I will be happy to leave, even though I will be unhappy to leave behind me this beautiful nature, See*2 , that has always pleased me, with its plants or its animals, with its panoramas or its freshness.

Yes, by leaving, I will leave behind me people who love me-at least, I think so. Those who have known me well might be able to understand my decision to leave and will explain to others.

Sometimes I wonder how many people there are who think like me. For if I am the only one, then I am certainly out of order and do not belong to this world family and therefore had better not be part of it anymore.

I feel tired of being misunderstood. Why am I different from others when it would be so easy to be like everyone else? But for me, everyone is wrong.

If there was a purpose to our life, what has become of it? Maybe we don't know what that purpose is and that's why we lose ourselves in conflicts, in lack of communication and in disinterestedness in others. For this other, today, who is it? Who cares? The world doesn't care. This is my point, if not my reason for leaving.

Tomorrow, I won't have this concern anymore. I will be alone with myself and will not worry about anyone. I already feel my satisfaction. Among other things, I will feel the delusion of unfulfilled dreams. No more common miseries, illness, bad news, disappointments. No more uncertain future. I will no longer need to please anyone. I will forget the wisdom ( that magic word) that was so much more important for me to acquire all these years. This wisdom that would have allowed me to better understand the world, to better appreciate it. But tomorrow the impulses of my heart and my mind will end. They will both be at rest and I am convinced that this will do them good after so much rambling and discernment.

And I will now raise a very delicate point which makes me want to leave. I recognize that it is cowardly of me to abandon a very important mission that many of my fellow believers are facing, namely, the fight against anti-Semitism*3

It seems that the latter, at the turn of the century, has taken on a global form, finding more appeal than ever among individuals and groups. How can we understand such a phenomenon?

The dimension of its threat is such that our technology has given it wings to spread its flames. And the results are devastating. The world media as well as academia, intellectuals and politicians and hostile states have made this anti-Jewish sentiment run rampant in the world, rejecting morality and justice, thus creating a very vexing prejudice. As if our people have not suffered enough.

It seems that the Inquisition, the pogroms and the Holocaust were not enough and that anti-Semitism still has its reason to exist. In other words: It is up to us to live with it.

In my case, I refuse to live with and make myself miserable day by day with this devil who has a name. This devil that religions have described as a person has become today a thing, much more destructive, a plague for humanity. I said humanity, because this plague can be found in Europe as well as in Asia, in the Arab world, in America and in Africa, supported by hundreds of millions.

To such an extent that anti-Semitism exists where there is neither democracy nor freedom. It has become an ideology, even a political system. It must be said that it has always existed and is doing very well today.

And yet, let's take a look at Israel and see how much the world underestimates it. Here,  we have a country that in less than sixty years has done more than any other in a thousand. The miracle that is Israel does not seem to have reached all minds.

Did you know that Israel today has the highest longevity rate in the world? In spite of all the misfortunes that hit it daily, Israel has the joy of living and its inhabitants are among the happiest in the world. And believe me, this is no easy task.

This small country of soon some eight million inhabitants has turned the world upside down with its technologies in all fields. From military to electronics, from agriculture to science, from research to medicine, Israel is today a world leader, and with all this we hate it.

Why, you may ask?

In a previous chapter I talked about jealousy and I have to believe that this is the best reason I could find. When I see what Israel is doing for itself and for the world, I get filled with joy and glory and tell myself that the others go to hell.

On this very encouraging note, I just decided not to leave , to continue to rejoice in the fantastic progress that this small country is making all the time and to show the world that no matter how much we hate it, it is here to stay. Just like me.

 

Notes

*1 -- Violence is the law of nature. Animals fight. Do lions make a peace treaty with gazelles? Even plants fight. Even in our bodies, this law is valid. Do lymphocytes make a peace treaty with microbes? No, they eliminate them because it is the survival of the system. Everywhere we kill to survive.
…Bernard Werber

*2-- Nothing exists at all. There is only nature. It has its laws and we cannot escape them. In the real world, nature has an answer to every question. Through innumerable wars, epidemics, sieges and revolutions, she has managed to get rid of myriads of beasts and humans. Without being fatalistic, it appears that the world is governed by powers stronger than us and the best is to submit to them...Author unknown

*3-- Anti-Semitism is reinvented by some right-wing populisms with a Catholic base. It is being reinvented by the left, which gives brio and prestige to what was once pure right-wing rhetoric.
This new anti-Semitism is working effectively to make people forget and trivialize the Shoah, knowing that forgetting is always a choice. In fact, to forget is to have a good memory. Without a doubt, the European Left has a very bad memory. And with forgetfulness entrenched in ideology, the Left also forgets the origins of the creation of the State of Israel. The Left casts suspicion on its legitimacy and criminalizes its actions...

Some of these words are from Pilar Rahola, writer, former deputy of the Spanish Socialist Party (resigned because of the policies of the PSOE and IU of Catalonia).

1 -- Violence is the law of nature. Animals fight. Do lions make a peace treaty with gazelles? Even plants fight. Even in our bodies, this law is valid. Do lymphocytes make a peace treaty with microbes? No, they eliminate them because it is the survival of the system. Everywhere we kill to survive.
…Bernard Werber

*2-- Nothing exists at all. There is only nature. It has its laws and we cannot escape them. In the real world, nature has an answer to every question. Through innumerable wars, epidemics, sieges and revolutions, she has managed to get rid of myriads of beasts and humans. Without being fatalistic, it appears that the world is governed by powers stronger than us and the best is to submit to them...Author unknown